Build castles in the sky..

Build castles in the sky..
Vivre.

J'ai voulu vivre avec toi. Vivre autrement que comme les couples qui vivent lentement le temps, qui vivent dans le futur ou trop vers le passé. J'ai voulu me couler sous ta peau. Je n'ai pas voulu m'arrêter à cette vie de jeunes gens qui prennent un trois pièces et se plantent devant le métro. Je savais d'avance que tu n'étais pas ce type là. Tu n'aurais pas de malettes et je n'aurais pas de tailleurs. Nous ne serions pas des gens comme ça. C'est une réalité que je n'ai pas pris la peine de te dire. C'était une évidence. Nous serions amoureux plus que couple, fools in love plus que therapists. Nous serions ceux que nous voudrions être, et c'était comme savoir sans s'entendre. Nous étions sourds, j'étais muettes et toi aveugle, et nous nous comprenions. Alors, j'ai voulu vivre cet amour d'handicapés de la vie à deux. J'ai voulu vivre en toi, plus qu'avec toi, que ce coeur dans ta poitrine batte au centre de la mienne. J'ai voulu avoir mal avec ton corps, penser avec ta tête, voir avec tes yeux. Etre toi. T'aimer au point de le devenir. Effacer les passions grandioses dont j'avais tant rêvé, les chichis superficiels et les princesses au sang doré. Le tien était rouge et brillant. J'ai voulu l'entendre dans les civières de mon corps, souffler tes souffles distincts, savoir respirer comme toi. Etre ton ombre, ton regard, les battements sur tes tempes, la sueur sur tes mains, le bleu de tes veines, chacun de tes cheveux, chacune de tes peurs, chacunes de tes envie, le moindre tes sentiments. J'ai voulu dépasser l'amour charnel, spirituel, concentrique, je voulais l'amour lumière. Celui qui ne se contrôle pas, qui ne s'apprend pas, qui ne s'entretient pas, mais l'amour humain, inscrit dans les pulsions de l'humanité. L'indestructible, sûr et certain, l'amour qui ne se voit pas, qui ne se sent pas, qui ne s'entend pas, indicible dans l'air et imprimé au creux de toutes les failles du monde. L'amour qui se vit. J'ai voulu vivre celui là, avec toi. J'ai voulu penser tes pensées avant toi, anticiper chacun de tes gestes, me fier à l'avenir et qu'il me dise où t'emmener. J'ai voulu être ton instinct, ta peau, chaque parcelle de ton être, chaque sens à ta vie. J'ai voulu vivre dans mon corps au fond du tien. Devenir dans le tien. Grandir avec le tien. J'ai voulu être ton enfance, ton instant ici, présent, l'air qui t'imprègne, l'univers autour de toi. J'ai voulu t'accompagner comme valeur sûre, encrée, tatouée contre tes plaies. Etre tous les jours de ta vie, toute l'attention de ta personne, tous les temps, tous les soleils, tous les ciels autour de toi. T'aimer comme la Terre ne sait pas le faire, comme les astres en sont incapable. T'aimer d'un infini obscur, en toile de fond, sous les embruns de ta vie, en arrière plan contre tes yeux, être toutes les rayures du soir, tous les espoirs, tous tes reflets, être un toi miroitant. Qui t'aime. Un grain de poussière dans les rouages de ton monde, l'âme immortelle de la tienne. J'ai voulu vivre comme toi, avec toi, en plein toi, vivre en apostrophe à toi, perdue contre toi. J'ai voulu vivre. Vivre pour toi.

# Posté le mercredi 18 février 2009 06:42

Modifié le mercredi 18 février 2009 07:54

Baboushka.

Baboushka.



She wrote it, long time ago. But she did, she wrote it, like a point in the air, a skull in front of the backdoor, a message. Like the dark and silent livin of my misery. You know this misery. Cryin at night, thinkin, really really thinkin deep inside your own heart and brain, beggin it to stop this endless march ... she wrote it, indeed, she wrote it :

"Don't speak I can't hear you."

I can year you. I see you near and it's killing me every time I fellt your presence around. You are my ghost. My holly spirit. You're besides me, and if she wrote it, I write it now. Stop it. I love you, but stop fillin my mind, stop with your face, at each corner, across the street, breathing. I love you. I didn't say it enough, especially to you, but I am here now. I love you. I am beggin you. So don't speak,
I can't hear you.
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# Posté le vendredi 06 février 2009 13:53

Modifié le dimanche 01 mars 2009 12:57

Sans regrets. Puisqu'on a encore tout les printemps, encore le temps d'avoir peur, ouais, sans regrets les enfants.

Sans regrets. Puisqu'on a encore tout les printemps, encore le temps d'avoir peur, ouais, sans regrets les enfants.



















It's gettin hard to be someone, but it all works out, right ?
Oh, it doesn't matter much to me.

# Posté le mardi 27 janvier 2009 13:24

Modifié le mardi 03 février 2009 05:56