S'asseoir à deux devant le frigo ouvert.

S'asseoir à deux devant le frigo ouvert.
Tu sais, on dit que les enfants n'ont pas de chagrins.
Que les choses, la souffrance et la peine ne sont réservés qu'une fois un certain âge passé, mais ...
Il arrive des catastrophes. Et le monde s'écroule vite, qui que tu sois, qu'importe ce en quoi tu crois, ou que tu te trouves.
Les enfants ont de gros chagrins.
Alors tu sais, tout s'écroule toujours un peu.

# Posté le mercredi 06 mai 2009 07:27

Modifié le dimanche 10 mai 2009 10:48

Goodbye to the Brixton sun !

Goodbye to the Brixton sun !
Et un grand bardas pour toi, bâtard, avec tes jeans entrecoupés à la féminine, et ta galoche à l'orpheline qui supplie comme un sauvage. Quel dommage. La langue française te crache à la gueule, toi qui persiste à finir tout le temps seul, même elle, ton héroïne, ne supportes plus tes caprices, mon supplice, ma diva blasée du temps d'un bohême chiqué, prends en de la graine, t'en as de la veine. Même un peu trop, j'dirais bien, un peu trop de rhum dans tes fantasmes, un peu trop d'elle dans l'eau du vase, un peu trop de chance pour ta face blanche et tes poings blèmes qui frappent sans haine. Tempo, tango, argo, parigeot, tête de quoi ? Mais de toi, le visage d'une capitale, crevée peinarde sous ses artifices, Paris mon petit, à quand l'armistice. Parce que c'est de ça dont j'ai besoin, de ne plus voir tes yeux noirs s'irrités au blanc du soir, ne plus sentir l'odeur creuse de ta voix brisée et heureuse. Faux. Toi, heureux ? Laisse moi rire. On est pas heureux quand on se déchire, et de tes discours expirés ne s'envolent plus rien que de la fumée. Opaque et sombre, dans ton regard, fou et lassé des promesses molles, allumé à la seule dégaine des fantômes du Rock'n Roll. Et roule en boule, la tête meurtrie mon ami, les mains ouvertes dans la pénombre, le sang chaud et les dents longues, tu sens ? C'est ton souffle sur les ondes qui dégueule ses belles paroles, fausse paroles, devrais-je donc dire, menteur, casseur, blagueur à l'anicroche, ne me dis surtout pas que tu t'en tapperais une moche. Vantard, mais quel vaurien ce pauvre gamin. Trainard sur les bords des précipices, allonge ton rail, ma grosse féraille, j'attends juste que tu dérailles. Crève, sale rêve, ma peine et mes angoisses, elle était bien belle n'est-ce pas, tu l'a perdue dis moi, tu regretterais ou pas ? Et puis quoi, mon Amour, pour toi c'était combien de temps toujours ?






# Posté le mardi 21 avril 2009 18:24

Modifié le dimanche 26 avril 2009 07:10

Jeudi 16 avril 2009, 18:19

Jeudi 16 avril 2009, 18:19

Ain't no mountain high


Et le ciel ce soir-là s'élevait haut. J'y voyais de si bas tes grands yeux me sourire. Tu riais, même, de me voir si désolée. Tu déguisais mes larmes en une fine pluie glacée. J'avais peur. Je tremblais de cette peur passagère qui secoue sans rien casser. Qui dévaste à l'intérieur, émoustille tous les membres et hérisse tout espoir. J'aurai voulu pouvoir te voir. Qu'il existe des montagnes assez hautes pour venir te chercher. J'aurai voulu un avenir pour toi, tu vois. Que tu descendes. J'ai voulu de toi que tu viennes m'y chercher. Et je regardais le grand ciel blanc bâiller mes longs soupirs. Je t'ai cru si proche de moi, si là, j'étais si convaincue de toi qu'en fermant les yeux il m'arrivait de t'apperçevoir, entre la fente de mes paupières. J'ai prié. Qu'Allah t'ouvres les portes du Paradis. Que ma foi t'atteigne, et que tu dormes en paix. Le ciel blanc ce soir là m'a regardé souffrir. J'y voyais de si bas tes grands yeux me sourire.

# Posté le mardi 21 avril 2009 18:12

s'accrocher.

s'accrocher.

# Posté le samedi 11 avril 2009 13:03

Love, love me do. You know, I love you...

Love, love me do. You know, I love you...
Qu'on s'abandonne comme deux vieilles âmes en peine, que le temps qui s'écoule s'alourdisse dans nos veines. Je t'aime. Cherche moi, qu'on y vienne à cet état sublime du monde tout arrêté, la sieste des deux amoureux qui s'écroulent d'un bonheur soudain, j'aimerai mourir aussi. Mourir de vivre si satisfaite, si pleine, si légère, si aérienne dans de grands bras qui protègent, sous de grands yeux qui veille, près d'un grand corps qui sommeille. J'aime. Qu'on se fasse pitié comme deux mendiants sans gamelle, que je sois minable et répugnante, et que toi tu m'aimes quand même, que j'oublis le cours des m½urs, le cours du vent, le cours des choses, qu'on se transporte à deux au c½ur de marées inconnues, j'ai peur. Je n'ai pas peur de la nuit et je n'ai pas peur du vide, j'ai peur qu'un toi je ne le trouve pas. Qu'on s'abandonne, mon amour, my sweet mandarine, que ça pleuve et pleure de surnom pathétique, que tu sois pathétique et que j'aime ton pathétisme. Qu'on s'invente à nous seuls une première page de journal, une première page dans l'Histoire, un première bulle de notre monde dans cet univers pourri. Qu'on se perde de tant de fanfreluche et fantaisies, de tant de misère amoureuse, de trop d'aventures fantastique, de tellement de soupçons insignifiants, que je crie que je ne t'aime pas, qu'il n'y a plus de place que pour moi, que tu ripostes "Eh encore !" quoi ? Qu'on se monte le chou en mayonnaise de ces instants volés, ces minutes écoulées, ces longueurs de la vie étirant nos deux esprits. Je meurs. Tu meurs. Mourrons ensemble de ne pas se connaitre, je t'attends. Je t'aspire, je t'exhume petit à petit, je faiblis de ton image plus floue à chaque mirage. A chacune de ses pensées qui m'écrasent au sol en un bruit lourd, un son dégueu de réalité. Je vomis cette réalité, je crève de cette petite apostrophe où, dans mes rêves, je te crois, je te touche et vlan ! Fin de la parenthèse, on m'achève d'un coup sanglant, tu n'es pas là, et je t'attends toujours. Je t'aime et je perds patience. Je n'ai aucune patience et je ne t'aime pas. Je tourne en rond, je baigne dedans, dans cet espoir stupide de pauvresse malaimée, et puis oui, quoi. J'y crois. Qu'on s'abandonne, qu'on foutte les deux pieds en plein dans le plat, qu'on rase les barbelés de cette crétine d'existence, que tu viennes et qu'on s'aime, je t'aime, tu m'aimes, ils s'aiment. Qu'on s'y jette et que ça nous perde. Merde. J'espère et je n'ai pas peur de mourir.

# Posté le samedi 11 avril 2009 11:04

Modifié le mardi 21 avril 2009 18:08